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Alain Guillou l’ancien grand photographe de Paris-Match se retrouve à la rue sans domicile.

Actualités photos janvier 9th, 2008

Source : agencebretagnepresse.

Alain Guillou est un photographe de réputation internationale (prix de la photo 1983 aux USA). Il a travaillé pour des magazines comme Paris Match, National Geographic, Forbes magazine… Il est avant tout un photographe de la mer et de la Bretagne qu’il aime passionnément. Son travail, largement publié par la presse mondiale, le place au rang des photographes marquant notre époque

Au faîte de sa gloire, son destin a basculé vers l’horreur en 2000. Une affaire de divorce qui a mal tourné. Sa fille qu’il chérissait plus que tout, sa maison face à la mer près du Croisic, son travail qui lui permettait de sillonner le globe avec les appareils photos les plus performants au monde, sa dignité et tout ce qui lui est cher, lui seront retirés brutalement par une justice qu’il réprouve avec une innocence et une force que vous ne pouvez mesurer que si vous avez rencontré le personnage.

Car Alain Guillou, malgré tous ses déboires, est devenu un personnage. Il sillonne la Bretagne sur son vélo couché, prêchant le retour aux énergies non polluantes face à la sur-pollution et aux changements climatiques, et dénonçant ce qu’il qualifie de « corruption des juges » et de « non respect par la France des conventions internationales sur le Droit Des Enfants ». Il tient a préciser que « ce n’est pas au pouvoir judiciaire qu’il s’en prend mais bien à ceux qui le font sortir de ses missions républicaines pour servir, en simple lobby irresponsable et non punissable, leurs intérêts personnels ou ceux de l’État ». Des accusations graves mais il a construit au fil des dernières années des dossiers accablants.

Dernièrement, les choses ont pris un ultime virage vers sa descente aux enfers. Sa propiétaire a décidé, elle en a le droit, de récupérer la maisonnette près d’Herbignac où il demeurait entre deux expéditions en tricycle.

Vivant depuis 1999 en permanence sous la menace de saisies et des huissiers, il avoue ironiquement qu’il n’y aura plus rien à saisir car il va se retrouver dans la rue. Il lui reste la vie certes, mais Alain y tient particulièrement. Il ne finira pas comme ces nombreux pères « suicidés » dont il déplore l’abandon par la société avec la complicité des juges.

Il ne peut bien sûr pas fournir les justificatifs nécessaires, si draconiens en France, pour simplement entrevoir la location d’un nouveau logement.

Avant de partir sur les routes continuer, avec son vélo et sa tente – avec ou sans logement – ses projets et son travail, Alain organisera au 25 rue des Fresches, 44410 Herbignac une vente de tous les biens qu’il a pu préserver.
Il met en vente 200 tirages de plusieurs photos de collection numérotées en nombre limité pour tenter de financer l’acquisition associative d’un nouveau logement. Il en appelle aussi aux dons particuliers.

Retrouver ici ses photos.

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